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Ils portent un nom digne d’un cabaret et pourtant il n’en est rien ! Il s’agit en réalité d’un lieu d’exception situé en Loire-Atlantique, au Cellier précisément, sur le domaine de la Gérardière ! Ce sont les Folies Siffait. Inscrit aux monuments historiques depuis 1992, le site a longtemps été une propriété privée, puis il est devenu propriété de la commune en 1986, puis du département de la Loire-Atlantique en 2007. C’est ainsi que depuis 2018 le département ouvre à nouveau le site au public. Cette année, les visites s’organisent du 6 juillet au 29 septembre, les samedis et dimanches sur inscription gratuite.

Les Folies Siffait c’est quoi ?

Les Folies Siffait sont un jardin décoratif imaginé par Maximilien Siffait au 19è siècle. Il se construit en terrasses et sous forme de ruines artificielles. Le tout formant un labyrinthe de socles de tour et d’escaliers qui ne conduisent nulle part ! Niches, balcons, belvédères, enduits colorés, escaliers, murs, tours, et jardins suspendus se succèdent, offrant tour à tour de jolis panoramas sur la Loire. En plus de cette construction totalement onirique, le site accueille une faune ainsi qu’une flore particulièrement riches. Entre chauve-souris, reptiles et arbres remarquables comme le cèdre de l’Atlas ou le Sorbier des oiseleurs, le site emmène les visiteurs dans un voyage unique suspendu dans le temps.

Oswald, botaniste et fils de Maximilien Siffait.                             

L’histoire raconte que Maximilien Siffait achète au Cellier le manoir de la Gérardière et les terres voisines en 1815. Peut-être par désir de trouver un lieu romantique pour vivre sa passion amoureuse avec sa femme. Oswald Siffait, leur fils est passionné d’arboriculture et de botanique. Il dessine ainsi tout le cadre végétal des ruines en plantant de nombreuses essences : araucaria, catalpa, cèdres, paulownia, qui contribuent à la beauté du site. On lui doit également les revêtements colorés des murs des constructions du site, ainsi que les pagodes chinoises, kiosques orientaux et autres mannequins de cire qui habitent les Folies Siffait. C’est d’ailleurs sans doute à cette époque que le site reçoit le nom de Folies Siffait, qui rend compte de l’apparence disparate et onirique du parc.