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On connait tous le beurre doux et le beurre salé. En fonction des régions on se dispute la notion de véritable beurre ou non en fonction de sa teneur en sel. Mais le beurre nantais, vous en avez déjà entendu parler ? C’est en fait ce que l’on appelle un beurre blanc. On le fabrique à partir d’une émulsion de beurre demi-sel et de vin blanc  auquel on ajoute de l’échalote. Il se présente sous forme de sauce que l’on sert en accompagnement, notamment avec du poisson. Revenons sur l’histoire de cette invention locale !

Clémence Lefeuvre inventrice officielle du beurre nantais !

La scène a lieu à la fin du XIXè en sud Loire dans le hameau de « La Chebuette », lieu-dit de la commune de Saint-Julien-de-Concelles. Clémence Lefeuvre travaille comme cuisinière dans un restaurant nommé La buvette de Marine. L’histoire raconte qu’elle aurait un jour raté sa sauce béarnaise oubliant d’ intégrer estragon et jaunes d’œufs. On appelle d’ailleurs le beurre blanc « beurre raté » dans la région mais est depuis utilisé pour accompagner les poissons pêchés en Loire ou pas !

Un beurre plus que défendu.

Lorsque l’on arrive en territoire breton, on sait que l’on ne plaisante avec le beurre. Ainsi si vous êtes nouveaux dans la région ne vous avisez pas de servi du beurre doux vous seriez bien mal accueilli ! Il en est de même avec le beurre blanc ! Gare à ceux qui auraient l’audace d’intégrer du citron, de la crème ou de la farine ! Les puristes vont diront que c’est dénaturé la vraie recette du beurre nantais ! Même Aristide Briand, homme politique de l’époque, venait déguster le beurre de Clémence Lefeuvre sur la divatte. À sa mort il a même déclaré que « sa perte était un deuil national » !